mardi 27 octobre 2026

Le pays avant le parti

La démocratie c'est la liberté des idées et de leur débat.

L'existence de plusieurs partis politiques et de la confrontation de leurs programmes et de leurs projets pour le pays procèdent de ce principe.

Pour autant, on peut dégager quelques grandes lignes qui doivent absolument faire consensus pour que la démocratie existe et que le pays fonctionne.

Elles doivent primer sur tout et encore plus lorsque les difficultés s'amoncèlent.

Il ne s'agit pas de nier les différences mais de les dépasser face à une situation qui demande de l'unité, non pas pour soutenir un pouvoir en place, mais pour sauver le pays.

Cette situation la France la vit actuellement, principalement à cause d'événements extérieurs ou naturels.

Mais, à l’inverse de ce que l’on pourrait espérer des leaders politiques, pour eux c’est le parti avant le pays alors que cela devrait être l’inverse.

Que les extrêmes et les populismes attisent la division et jouent le jeu du chaos parce que leur objectif n’est pas de protéger la démocratie mais de l’affaiblir et n’est pas de défendre les intérêts du pays mais celui de leurs chapelles idéologiques, cela ne surprend guère et est une constante dans leurs agissements au cours l’Histoire que ce soit en France ou ailleurs.

En revanche, que ce soient le comportement des les courants politiques qui affirment être attachés à la démocratie et à une gestion responsable du pays est incompréhensible.

Lors des prochaines élections présidentielles et des législatives qui s’en suivront certainement, la France encoure l’énorme risque de la déstabilisation et de l’enfoncement dans une crise tous azimuts avec un recul de l’Etat de droit démocratique.

Et, les voix venant de la Gauche et de la Droite sont muettes sur l’absolue nécessité de faire barrage sans la moindre hésitation aux extrêmes.

Certains, même, au PS, se voient dans une coalition avec LFI en cas de victoire de Mélenchon et à LR avec le RN si c’est Le Pen qui remporte le scrutin.

Pour l’instant, leurs principales attaques ne visent pas les extrêmes et les populismes mais le camp d’en face qui pourtant défend, au-delà des différences de projets et de programmes, des valeurs humanistes identiques, celles de la démocratie républicaine libérale.

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause ces différences, les socialistes ne seront jamais les conservateurs et vice-versa, personne d’ailleurs ne le leur demande.

En revanche, il est essentiel que devant le péril qui peut s’abattre sur la France qu’il y ait, avant le premier tour si la situation l’exige –notamment si un duel Le Pen_ Mélenchon s’avère des plus probables, ce qui n’est pas le cas actuellement – mais, en tout cas, quoi qu’il arrive, pour le second tour, un front républicain ou tout autre dénomination d’un rassemblement de l’axe central pour empêcher que celui-ci devienne réalité.

Tous ceux qui refuseront, qui choisiront le parti avant le pays en porteront la responsabilité historique devant les Français.

Alexandre Vatimbella