lundi 15 décembre 2025

Les scandales à répétition de l’ASE montrent que les enfants sont tout sauf des rois hyperprotégés

Oui, en France, il n’y a pas d’enfants qui meurent de faim comme au Soudan.

Oui, en France, i n’y a pas d’enfants qui meurent sous les bombes comme en Ukraine ou Gaza.

Oui, en France, il n’y a pas d’enfants qui sont violés puis embrigadés pour être des tueurs comme en République démocratique du Congo.

Oui, en France, il n’y pas d’enfants esclaves obligés de travailler dans des conditions désastreuses comme au Pakistan.

Oui, en France, il n’y a pas d’enfants obligées de se marier à dix ans avec des vieillards comme en Afghanistan.

Oui, en France, il n’y a pas d’enfants obligés de commettre des attentats terroristes comme au Nigéria.

Oui, en France, il n’y a pas d’enfants qui subissent un lavage de cerveau pour être des soldats prêts à tuer pour des dictateurs comme en Russie ou en Corée du Nord.

Oui, l’enfance en France ne vit pas dans le dénuement, la violence et la crainte quotidiens.

Mais, en France, certains enfants, oui.

Voilà une réalité que l’on aimerait tant gommée mais elle est là.

Et ceux qui la nient ou qui ne font rien pour la changer sont responsables de toutes les atteintes quotidiennes que vivent ces enfants violentés, battus, moqués, agressés, assassinés, abandonnés…

Des enfants qui vivent dans un des pays les plus développés du monde mais qui ne profitent pas de toutes les possibilités qui sont offertes à d’autres filles et garçons de leur âge.

Les scandales à répétition qui touchent l’Aide sociale à l’enfance (ASE) sont emblématiques du non-respect de tous ces enfants victimes.

Non seulement leur condition est déjà un traumatisme mais ils en vivent des encore plus terribles comme le rapportent les médias, les lanceurs d’alerte et les associations qui tentent de les protéger.

Ces enfants sont trop souvent maltraités, prostitués, abusés et laissés pour compte.

Une société démocratique et républicaine digne de ce nom n’a pas le droit d’agir ainsi.

Ce serait déjà le cas moralement mais c’est au-delà même de toute règle en la matière.

Ces enfants sont les témoins de ce manque d’amour, le vrai, qui devrait guider tous nos comportements de citoyens et toutes les politiques des pouvoirs publics.

Pour ces enfants et pour tous les autres.

Et ce n’est pas le cas.

Non, les enfants ne sont pas des rois hyperprotégés!


Ne jamais parier sur la sagesse du peuple

Apparemment les forces démocratiques n’avaient pas prévu le retour de Trump au pouvoir et les Etats-Unis en payent le prix actuellement.

Elles pensaient que le peuple américain avait vu ce qu’était l’extrémiste populiste incompétent durant son premier mandat et que jamais il n’accepterait son retour.

Qu’il avait compris le danger.

Une immense et tragique erreur.

Mais le peuple américain n’est pas le seul à manquer de sagacité et de sagesse.

Emmanuel Macron et François Bayrou ont également voulu croire à ces deux qualités chez le peuple français.

Le premier connait une forte impopularité tandis que le second a été renvoyé dans ses foyers par des députés largement soutenus par les sondages.

Et je pourrais multiplier les exemples de ce qui se passe de l’Italie au Brésil en passant par l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

Dans tous ces pays montent les extrémismes et les populismes qu’ils soient de droite – le plus souvent – ou de gauche.

S’ils connaissent cet état de grâce, c’est bien évidemment parce qu’ils ont une grande popularité parmi une partie grandissante de la population.

Cette histoire nous l’avons déjà connu par le passé et elle s’est mal terminée ce qui n’empêche pas les peuples d’y revenir.

Encore faudrait-il qu’ils connaissent vraiment l’Histoire avec un grand H, ce qui n’est pas le cas.

Mais ce n’est nullement une excuse car la dangerosité des extrêmes et des populismes se voit aussi dans leurs propos, leurs agirs et leurs idéologies.

Dès lors, comme le disait avec justesse Hillary Clinton lors de sa campagne électorale en 2016 face à Donald Trump, ceux qui se laissent attirer par les sirènes extrémistes et populistes sont des «déplorables», n’ont, en tout cas, aucune excuse sauf peut-être leur bêtise mais ils ne sont pas tous des crétins, loin de là.

Dans tous ces mouvements extrémistes et populistes, il y a systématiquement de la haine et une violence latente ou exprimée.

Il y a une volonté de s’en prendre à l’autre, à un bouc-émissaire qui serait responsable de tous les malheurs de la Terre dont ceux qui adhèrent à ces mouvements.

Ici, aucune sagacité, ni sagesse, seulement des comportements où les émotions négatives, et l’irrationnel sont prédominants.

On ne peut même pas prétendre que ceux qui votent pour les populistes et les extrêmes le feraient pour leurs propres intérêts, petits ou grands.

Si l’on fait les bilans des derniers dictateurs, autocrates et populistes qui sont arrivés au pouvoir grâce à la «volonté populaire», ils sont tous négatifs d’Hitler à Poutine en passant par Mussolini, Erdogan, Loukachenko, Peron ou Trump (Je ne parle pas ici de tous ceux qui pris le pouvoir de manière violente comme Mao, Staline, Franco ou Pinochet, par exemple, ni d’élections truquées une fois certains de ceux que je viens de citer sont parvenus à la tête de leurs pays respectifs).

Et les premiers touchés ont été ces couches les plus défavorisées qui ont voté pour eux dans ce mélange de crédulité en des promesses intenables, de fascination pour la rhétorique de puissance et de ressentiment voire de haine pour la société qui ne les traiterait pas comme elles estimeraient devoir l’être.

Bien sûr, il se peut que cette société qu’elles exècrent ne soit pas parvenue à réaliser l’idéal démocratique et n’est pas pris en considération autant qu’il le faudrait leurs intérêts mais cela ne donne aucune prééminence à des régimes liberticides et violents qui ont tous connu ou connaissent des échecs beaucoup plus grands avec des conséquences d’une toute autre ampleur.

Parce que c’est bien en réformant inlassablement la démocratie républicaine libérale pour la rendre de plus en plus proche de l’idéal qu’elle poursuit que l’ensemble du peuple, dont les plus défavorisés ou laissés pour compte, ont une réelle chance de voir leurs intérêts pris en compte et réalisés.

Mais cela suppose que le peuple ait cette propension à ne pas croire aux bateleurs d’estrades et autres illusionnistes, à ne pas être fasciné par leurs bobards.

De ce point de vue, le projet démocratique qui s’appuie sur la formation et l’information du citoyen n’a pas atteint, loin de là, les objectifs qu’il s’était fixé.

Non pas que ceux-ci soient erronés mais il fallait sans doute une volonté collective guidée par des élus investis dans cette mission de vraiment réaliser la liberté, l’égalité et la fraternité dans le respect de l’autre qui a souvent fait défaut malgré les réalisations indéniables des régimes qui s’appuient sur ces valeurs humanistes.

Résultat, aucune sagesse n’est là pour faire contrepoids à ces émotions négatives et à cette disposition à être dupé.

Et dans les périodes difficiles, cette absence de sagesse conduit les peuples à accepter de prendre le chemin d’aventures cataclysmiques.

Oui, en ce début de troisième millénaire, personne ne devrait parier sur la sagesse des peuples.

 

 




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dimanche 14 décembre 2025

Pourquoi l’Europe fait peur à ses ennemis

Contrairement à ce que croient ses contempteurs, l’Union européenne fait peur à ses ennemis.

Cette affirmation va sans doute susciter de la perplexité voire de l’hilarité.

Mais si cette union n’était qu’un marché ouvert aux quatre vents aux produits étrangers, elle n’inspirerait aucune crainte.

Si l’UE n’était qu’un «machin», pourquoi les Britanniques, majoritairement, souhaiteraient y revenir et pourquoi l’ensemble des partis politiques, exceptés l’extrême-droite de Farage, proxy de Trump, veulent que leur pays collabore avec les Européens en matière de défense.

Et si Trump et Poutine déclarent explicitement qu’elle est une ennemie à combattre et qu’ils veulent sa disparition alors que la Chine tente constamment de l’affaiblir tout en la gardant vivante pour écouler ses produits, c’est bien parce qu’elle a et qu’elle est une puissance et non un club de pays faibles en déclin irrémédiable.

Bien sûr, cette puissance est encore largement potentielle mais elle n’est pas qu’en devenir car elle s’est également grandement développée, connaissant des accélérations lors de la crise de la covid19 ainsi que ses conséquences économiques et, surtout, depuis l’agression de Poutine contre l’Ukraine.

Vouloir la détruire maintenant, c’est éviter qu’elle devienne cette puissance qui compte dans l’ordre mondial et qu’elle puisse imposer ses intérêts mais aussi ses valeurs ainsi que son modèle de démocratie républicaine libérale.

La résistance qu’elle offre déjà aux attaques dont elle constamment la cible montre, non seulement, sa résilience mais sa capacité à se défendre et à empêcher d’être marginalisée.

A chaque fois que Trump et Poutine avec l’assentiment de Xi se mettent d’accord sur son dos, ils ne peuvent avancer face à sa résistance.

En fait, l’Union européenne – objet unique dans le monde – remplit déjà sa fonction protectrice pour tous membres.

Imaginez si elle n’existait pas comme il serait facile de faire pression sur les pays européens, comme il serait aisé de les monter les uns contre les autres, comment on pourrait les ignorer et les instrumentaliser.

Or ce n’est pas le cas et ce qui enrage les Trump, les Poutine et les Xi.

Car même s’ils trouvent les failles qui existent dans cette union, s’ils tentent de les élargir et s’ils réussissent parfois à mettre de leur côté tel ou tel de ses membres, celle-ci fait plus que résister alors même qu’elle est l’objet de déstabilisation par ses ennemis intérieurs qui sont, comme par hasard, proches voire très proches de ses ennemis extérieurs.

Oui, l’Europe fait peur et encore plus par ce qu’elle peut devenir.

Une bonne raison pour continuer la construction d’une Europe unie et d’accélérer le plus possible le processus.

 


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lundi 1 décembre 2025

Evidemment, la réelle solution, c’est une armée européenne

Emmanuel Macron a pris de bonnes décisions depuis 2017 pour moderniser et renforcer l’armée française dans un contexte où les dangers de conflits ont particulièrement augmenté avec cette idée que nous n’en aurons jamais fini avec les menaces de guerre et plus précisément sur le sol européen.

On pourrait bien évidemment parler de l’inconséquence des humains en étant dans la sidération des efforts que ceux-ci ont déployé depuis qu’ils font société pour se détruire les uns, les autres.

Mais la réalité est bien là et il faut, non seulement, la prendre en compte sans oublier d’agir afin de se protéger contre les prédateurs.

L’agression de Poutine contre l’Ukraine nous le rappelle notamment à ceux qui rechignent, voire qui s’opposent à l’effort indispensable pour nous doter d’une défense nationale à la hauteur des enjeux.

Dans les comptes que l’on fait, on se désole de la faiblesse des effectifs des armées européennes qui ont fondu comme neige ces dernières décennies, souvent suite à l’abandon du service militaire obligatoire.

Cependant, si l’on compte le nombre des militaires des 26 pays de l’Union européenne, on arrive, selon les chiffres du SIRPI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm), à 1.400.000 soit plus que l’armée américaine (1.300.020) ou l’armée russe (1.320.000) et derrière l’armée chinoise (2.035.000).

Et si l’on compte le nombre d’avions, de bateaux, de canons et autres matériels militaires, on obtient des chiffres conséquents.

Au-delà de la nécessité de renforcer et de moderniser ces armées européennes, on comprend bien que le salut des Européens passe par une armée commune et non par le morcellement de plusieurs forces nationales qui, souvent, par des décisions politiques, ne se coordonnent pas, n’ont pas les mêmes matériels et n’ont pas la capacité immédiate de faire face ensemble à une guerre.

Non pas que des efforts ne soient pas faits dans des coordinations, des mutualisations de moyens et dans la recherche de création d’une industrie européenne de l’armement intégrée mais on comprend bien que le morcellement ne se justifie plus.

Plus important, il met l’Union européenne dans un état de faiblesse dont se jouent les grandes puissances, on le voit actuellement avec les discussions sur la paix en Ukraine qui se font sur le dos de Kiev et en ignorant Bruxelles.

Tel ne serait certainement pas le cas si les Européens se présentaient avec une armée représentant tous ses membres.

Non seulement ils seraient écoutés mais ils seraient respectés et craints ce qui permettrait à leurs intérêts d’être pris en compte et de prévaloir quand il s’agit de leur sécurité.

Ce serpent de mer d’une armée européenne n’a pas cessé d’agiter l’UE depuis sa création, depuis les tentatives de la CED (Communauté européenne de défense) initiée en 1950 par les Français et rejeter en 1954 par… les Français!

S’opposer aujourd’hui à la création d’une véritable armée européenne, c’est affaiblir l’Europe et la démocratie.

La preuve est devant nos yeux quotidiennement.

Alexandre Vatimbella 

 

 


dimanche 30 novembre 2025

De l’exceptionnalisme français, de sa pratique et de ses conséquences

Depuis la Révolution française, la France est autant un pays qu’une idée.

Sur la fondation des siècles passés où elle s’est forgée en tant que pays et nation, 1789 lui a donné une deuxième identité qu’elle revendique, celle d’être la représentante de ce qu’elle a décidé d’en faire sa devise, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

En se présentant ainsi aux autres peuples du monde mais aussi à eux-mêmes, les Français ont, à l’instar des Étatsuniens, voulu, à la fois, inspirer l’Humanité mais également poursuivre un projet.

Celui peut être appelé «rêve français» comme il y a le «rêve américain», ce qui permet à ces deux peuples de se croire «exceptionnels», c’est-à-dire différents des autres car portant un message universel (bien sûr, chaque pays revendique une identité propre mais basée uniquement sur sa culture et son histoire, non sur une idée ce qui est le cas, par exemple, de la Chine, même si celle-ci revendique désormais un «rêve chinois» qui n’est en fait qu’un nationalisme étriqué).

Les Français et les Etasuniens ont forgé toute une construction idéologique sur ce soi-disant «exceptionnalisme», ces derniers étant néanmoins beaucoup plus proactifs et bénéficiant, évidemment, du statut international de leur pays qui s’est imposé comme la première puissance du monde.

Une qualité qui leur donnerait, outre le rôle de guide vers un avenir meilleur, la capacité et même le droit de ne pas suivre le commun des autres nations tout en construisant une nouvelle norme

Mais comme pour les Etats-Unis, on peut discuter de la réalité de cette exception de la France et se demander également ce que cette revendication, elle, qui est bien réelle, produit dans les mentalités et les comportements des deux peuples.

La situation politique et sociétale que vit la France en ce moment permet d’analyser comment se voient et agissent les Français en l’espèce.

Ainsi, plusieurs courants politiques, notamment les extrêmes, estiment qu’il est possible que la France soit, non seulement, autonome mais aille à l’encontre de la règle que suivent les autres.

Et les Français qui refusent les réformes et les adaptations nécessaires ainsi que les décisions indispensables comme l’allongement de l’âge de la retraite ou le vote d’un Budget réaliste, aiment à penser que cela est possible.

Cela rappelle les 110 propositions de François Mitterrand en 1981 qui ont séduit les Français avec, in fine, des décisions qui ont ensuite contraint la France à la rigueur devant le fiasco de cette politique franco-française.

Car l’exceptionnalisme n’a que faire de la réalité établie, il prétend même en créer une dans une sorte de volontarisme mêlé d’hubris.

Reste à savoir si la France a la capacité de le faire valoir?

Si l’on compare sa situation à celle des Etats-Unis, le contraste est évident.

Si ces derniers, en tant que première puissance mondiale, peuvent encore imposer leur exceptionnalisme vis-à-vis de la communauté internationale dans un certain nombre de domaines, en revanche, la France avec son poids de puissance moyenne n’a aucune chance d’imposer quoi que ce soit en particulier dans le domaine économique à l’inverse des croyances des forces politiques précitées.

Et à part flatter leurs clientèles électorales, ce comportement est non seulement immature mais également irresponsable avec, comme l’a montré le tournant de la rigueur en 1982, des conséquences néfastes avec du temps et des opportunités sérieuses gaspillés sans oublier des milliards évaporés.

C’est ce que nous vivons en ce moment.

Alexandre Vatimbella 


 


jeudi 20 novembre 2025

Tous les enfants méritent de grandir en sécurité physique, psychologique et affective

En cette Journée internationale de l’enfance, les constats sont là.

Partout dans le monde l’insécurité autour des enfants augmente.

Que ce soit à Gaza, au Soudan, en Ukraine et ailleurs, des enfants meurent à cause des agissements criminels d’adultes.

Sur la toile, les pédophiles et autres agresseurs ainsi que les harceleurs s’en donnent à cœur-joie quand on voit les millions de signalements à travers le monde dont plus de 150.000 en France en 2024!

Et les passages à l’acte sont nombreux avec une montée des plus inquiétantes des viols de mineurs par des mineurs qui sont souvent influencé par la pornographie qu’ils peuvent consulter en ligne que des adultes plus préoccupés par leur profits que par la cause des enfants leur permettent de regarder…

Oui, les enfants dans les pays développés sont plus en sécurité matériellement parlant et ils ont plus de possibilités de s’épanouir et d’acquérir les savoirs nécessaires pour leur avenir.

Mais les dégâts que nos sociétés causent quotidiennement sont trop souvent passés par pertes et profits alors qu’ils ne sont pas inévitables, bien au contraire.

Cela nécessiterait des politiques en faveur des enfants beaucoup plus ambitieuses en France mais également en Europe et évidemment dans le monde.

Comment comprendre, par exemple, qu’en France il n’y ait pas de ministère de l’enfance obligatoire dans chaque gouvernement?

Et si Emmanuel Macron a fait nombre de choses pour la cause et la protection de l’enfance, son refus de nommer des ministres dédiés n’est pas acceptable.

Aujourd’hui, il existe une haute-commissaire à l’enfance et Sarah El Hairy qui a été nommé à ce poste est proactive ce qui est une bonne chose.

Néanmoins, elle sait comme tous les intervenants qui agissent en faveur de la protection de l’enfance qu’il faudrait des moyens bien plus importants que ceux qui sont alloués à la cause des enfants., surtout une tout autre mobilisation de la société en la matière.

Car, oui, le politique n’est pas assez présent mais c’est surtout, nous, les adultes qui ne sommes pas au rendez-vous de la protection des enfants à tout instant.

Oui, nous nous indignons quand les médias nous révèlent qu’un enfant est maltraité, violé ou assassiné.

Pourtant, que faisons-nous concrètement pour que cela cesse?

Pas grand-chose, en tout cas pas assez au vu de la tâche immense que cela représente.

Sans affirmer que nous sommes complices de l’insécurité qui entoure les enfants, nous sommes néanmoins trop souvent défaillants.

Alexandre Vatimbella 

 




mardi 21 octobre 2025

L'instabilité politique c'est d'abord la puissance des extrêmes

C’est à la mode, nous sommes entrés dans l’instabilité politique nous répète-t-on sans cesse.

Mais celle-ci n’est pas aussi récente que l’on veut bien nous le dire.

Cette instabilité date de la montée en puissance de l’extrême-droite.

Plus récemment, elle a pris un tour plus menaçant avec l’émergence d’une forte extrême-gauche.

Car l’instabilité politique de ce troisième millénaire est bien la conséquence de ces extrémismes populistes et, désormais, de leurs alliés radicaux.

Et évidemment de leurs électeurs qui jouent la politique du pire, soit par envie, soit par haine, soit par bêtise.

Vouloir blâmer les partis politiques de gauche, du centre et de droite attachés à la démocratie républicaine libérale est tout aussi mensonger que dangereux parce que cela accrédite la thèse selon laquelle ces «tous pourris» doivent être remplacés par un régime fort à tendance autocratique voire totalitaire, ce que proposent les extrêmes comme le RN et LFI en France.

Un régime fort qui, bien sûr, mettrait fin à cette instabilité.

Les exemples actuels et du passé montrent que c’est évidemment faux et que la seule chose à laquelle ces extrêmes populistes veulent mettre fin c’est la démocratie républicaine libérale.

Bien sûr, cela ne dédouane pas les partis «de gouvernement» de leur irresponsabilité dans la prise de conscience qu’il faut tout faire pour éviter l’arrivée au pouvoir de ces ennemis de la liberté.

Au lieu de s’unir parce que la situation l’exige, ils se complaisent dans des querelles d’un autre siècle qui sont, pour l’instant, secondaires.

Et ces querelles sont instrumentalisés par ces extrêmes mais aussi par les médias en affirmant qu’elles sont les causes de l’instabilité, ce qui renforce l’idée qu’il faut un régime fort.

Nous avons déjà vécu cet épisode il y a bientôt cent ans.

Il a fini dans le pire conflit et à 60 millions de morts.

Alexandre Vatimbella 

 




dimanche 14 septembre 2025

L’internationale totalitaire défie les démocraties

Trois des pires dictateurs de la planète se sont retrouvés récemment à Pékin pour se congratuler et afficher toute leur détermination à combattre la liberté dans le monde devant un imposant défilé militaire censé démontrer la puissance de cette alliance, enfin, surtout de la Chine qui est le leader indiscutable de cette internationale totalitaire.

Xi, Poutine, Kim, ils étaient là, tous les trois, sourires aux lèvres, sang aux mains, trois criminels accusés de génocide, de crimes de guerre et d’assassinats en tout genre notamment de leur population.

Un bien triste tableau qui n’est pas nouveau et qui est l’avant-garde de cette internationale totalitaire – dont les autres représentants étaient tous là pour accompagner le trio infernal – qui a choisi d’en découdre contre les démocraties afin d’imposer son ordre qui fascine tant Trump.

Et d’ailleurs, ses leaders ne s’en cachent pas ou plus.

Xi continue de renforcer son armée et peaufine ses plans d’invasion de Taïwan qui pourrait conduire à une guerre généralisée en Asie voire dans le monde, ce qui ne l’effraie guère puisque son «rêve chinois» est d’imposer son ordre totalitaire à la planète.

Poutine continue son agression contre l’Ukraine et menace quotidiennement l’Occident de s’en prendre à lui, les dernières incursions de drones au-dessus de la Pologne et la tentative de truquer les prochaines élections en Moldavie sont les derniers exemples criants de cette volonté de déclencher un conflit généralisé depuis qu’il a reçu le soutien de Xi et du nord-coréen Kim.

Ce dernier ne cesse de renforcer son armée et de développer son arsenal nucléaire tout en aidant Poutine concrètement en envoyant des soldats en Ukraine ou ils rejoignent ceux que la Chine a mis à disposition du dictateur russe en prétendant que ce sont des «mercenaires»…

Au vu de leurs agissements clairement tournés contre la démocratie, qui peut encore prétendre, à part leur propagande éhontée et leurs relais dans nos pays de liberté, qu’ils recherchent la paix et que la menace de guerre n’est pas bien réelle et peut-être pas si lointaine?

Ce défi doit être relevé si nous ne voulons pas passer sous la coupe de dictateurs dont les modèles sont Mao, Staline mais aussi Hitler, les trois plus grands criminels du 20e siècle er parmi les plus atroces dirigeants que l’Humanité a généré.

Nous avons vu ce que ces derniers étaient capables de faire, comment ils ont fait croire que leurs motivations n’étaient que pacifiques et quel a été leurs bilans.

Xi, Poutine, Kim et leurs bandes de criminels sont du même acabit.

Allons-nous faire les mêmes erreurs avec eux que celles que nous avons faites avec leurs modèles il n’y a pas si longtemps?

Alexandre Vatimbella 


samedi 30 août 2025

Qui a décidé de bloquer le pays? Les Français!

Les Français n’aiment pas trop qu’on leur dise la vérité en face mais celle-ci est évidente.

Qui voulait la dissolution de l’Assemblée, il y a un an?

Réponse: les Français.

Qui a voté aux dernières législatives?

Réponse: les Français.

Qui a choisi les députés qui siègent à l’Assemblée?

Réponse: les Français.

Qui crée une crise politique?

Réponse: les députés populistes extrémistes et leurs alliés qui refusent tout consensus et compromis, qui demandent une nouvelle dissolution (dont tous les sondages indiquent que les résultats d’une nouvelle élection ressembleront à la précédente) voire à une démission d’Emmanuel Macron, au mépris total de la Constitution.

Et certains sondages montrent qu’une majorité de Français les soutient.

Dès lors, à la question «qui a décidé de bloquer le pays», la réponse est: «les Français».

Et qui s’apprête à le faire à nouveau: les Français en élisant une Assemblée qui ne permettra pas, comme dans celle-ci, de trouver une majorité stable pour gouverner et une majorité de députés qui prendront enfin conscience des défis qui se posent au pays et qui s’attèlent vraiment à les relever.

Cela s’appelle le déni de responsabilité de rejeter la faute sur les autres et l’irresponsabilité de voter pour des formations extrémistes qui cherchent avant tout à déstabiliser l’Etat de droit, la démocratie et l’ordre républicain.

Les Français ne peuvent pas continuer à jouer la France selon leurs humeurs du moment, à refuser les réformes indispensables et à répondre aux sondeurs que les responsables sont tous sauf eux et à chercher dans les formations politiques les plus démagogues, les plus populistes, les plus extrémistes et les plus irresponsables, la solution aux problèmes qu’elles n’ont pas et dont les agissements si elles parviennent au pouvoir plongeront la France dans le chaos tout en mettant en danger la démocratie républicaine libérale.

A force de ne vouloir rien perdre et de ne pas faire les sacrifices nécessaires pour espérer des bénéfices plus grands, les Français sont dans une logique où ils vont tout perdre.

Alexandre Vatimbella 

 


jeudi 14 août 2025

La démocratie américaine craque de partout et ce n’est qu’un début


Les Etats-Unis sont-ils encore une démocratie?

Cette question aussi stupéfiante qu’elle peut paraître et qui aurait été moquée avec raison avant le 21 janvier, est pourtant tout à fait légitime désormais.

Depuis, Donald Trump a entamé son deuxième mandat et, petit à petit, ses décisions érodent l’Etat de droit et rognent quotidiennement un peu plus l’ordre démocratique.

Que ce soit en matière de politique intérieure qu’extérieure, celles-ci sont à l’opposé de celles que prendrait un véritable démocrate.

Que ce soit sa rencontre avec Poutine ou le déploiement de la garde nationale à Washington après celui de Californie – deux fiefs démocrates, comme par hasard –, pour ne parler que des dernières en date, il agit en véritable autocrate alors que son parti tente de truquer les prochaines élections législatives pour ne pas les perdre comme cela est prévu par les sondages et que la justice est de plus en plus phagocytée avec la nomination de personnages d’extrême-droite dont la seule qualification est leur adoration de Trump à qui ils vouent une fidélité que l’on voit souvent dans les pires totalitarismes.

Le tout sur fond de corruption et d’enrichissement personnel.

Bien sûr, tout cela n’est guère surprenant connaissant le personnage – qui avait annoncé qu’il agirait en dictateur un fois élu – mais la transformation de la première puissance mondiale, de démocratie en autocratie est un bouleversement immense dont beaucoup ne prennent pas la mesure.

Ainsi, les réactions des gouvernants du monde libre, notamment en Europe, ne sont pas à la hauteur de l’enjeu colossal qui se présente à l’existence même de la démocratie américaine et peut-être mondiale dans les années qui viennent.

Quant à l’opposition démocrate aux Etats-Unis, à part l’indignation, peu ou pas grand-chose sauf des recours constants contre les décisions de l’extrémiste populiste devant les tribunaux sachant qu’en dernier recours la Cour suprême à la botte de Trump donnera raison à ce dernier.

Ici, le défi n’est pas de contredire un opposant mais contrecarrer et bloquer les agissements d’un apprenti dictateur qui rêve de changer le régime politique de son pays et d’être président à vie.

Ici désobéissance civile et résistance ne doivent pas de vains mots pour tout défenseur des valeurs humanistes.

Ce qui est abasourdissant, c’est avec quelle facilité et rapidité Trump et ses sbires peuvent détruire l’ordre démocratique et introduire le chaos dans relations internationales.

Du vice-président qui insulte le dirigeant d’une démocratie, Zelensky, dont le pays est attaqué par un des pires despotes de la planète au secrétaire à la Défense qui relaie les appels d’un religieux illuminé qui demande la suppression du droit de vote des femmes en passant par les tentatives de l’Attorney general (ministre de la Justice) d’étouffer le scandale du trafiquant sexuel Epstein où Trump est impliqué jusqu’au cou ou à la chasse aux immigrés qui touchent même ceux qui sont légaux et des Américains de nationalité menée par la secrétaire à la Sécurité intérieure (ministre de l’Intérieur), tous ces fidèles d’entre les fidèles mettent en place un régime autocratique au seul profit de Trump.

Sans parler bien sûr de Musk, ce personnage malsain d’extrême-droite adepte du salut nazi, que Trump avait embauché pour faire imploser les services publics afin de les rendre inefficaces, avec des résultats déjà catastrophiques même si, depuis, l’«ami Elon» a été viré.

Et sans oublier le licenciement de la fonctionnaire qui a eu le malheur de publier les dernier chiffres très mauvais de créations d’emploi et de ne pas avoir eu le réflexe de les maquiller comme le font tous les gouvernements autocratiques avec les statistiques qui ne leur conviennent pas.

Cerise sur le gâteau pour Trump, la fin de l’émission de Stephen Colbert, le talk-show le plus populaire des Etats-Unis afin que Paramount, propriétaire de CBS où officie l’humoriste et fervent adversaire de l’extrémiste populiste, puisse obtenir l’autorisation de l’administration de vendre une partie de son empire médiatique, ce qui passait par faire plaisir à celui-ci – peu de temps auparavant, la société lui avait même donné 16 millions de dollars afin d’éviter un procès où était en jeu la liberté d’information et alors même que Trump n’avait aucune chance de le gagner…

Oui, la démocratie américaine craque de partout et ce n’est qu’un début.

Alexandre Vatimbella 

 

samedi 26 juillet 2025

La réalité ne disparait pas parce que nous fermons les yeux quand elle ne nous plait pas

Nier la réalité n’implique nullement qu’elle n’existe pas.

Fermer les yeux quand elle ne nous plait pas ne la fait pas disparaitre.

Eviter de s’y confronter empêche de changer en mieux la vie.

Refuser d’agir l’aggrave et rend ensuite souvent compliqué, voire impossible de la modifier.

Être lucide et responsable, c’est garder les yeux ouverts, regarder en face la réalité et accepter la confrontation, c’est prendre en main notre présent et notre futur.

L’esquive et la dérobade, en revanche, aggravent les situations et rendent plus difficile leur résolution.

Or, beaucoup trop souvent, nous choisissons de fermer les yeux en espérant qu’en ne voyant pas les choses, celles-ci auront le bon ton de n’être que virtuelles voire que notre déni les dissolve.

Ce comportement peut s’expliquer parce que très souvent la réalité n’est guère affriolante et trop souvent carrément insupportable.

Faire en sorte de ne pas la voir, de l’effacer autant que faire se peu est une défense qui, en elle-même, peut être salutaire pour notre équilibre mental et affectif.

Qui est capable de supporter tous les malheurs du monde 24 heures sur 24 et porter le fardeau d’un monde aussi terrible?

Personne et heureusement que nous pouvons aussi voir un monde où il y a du beau et du bon, que nous pouvons nous projeter dans des univers de félicité ou simplement reposants.

En revanche, à trop fermer les yeux nous aggravons une situation que nous aurions pu régler à temps.

Car, évidemment, pendant ce temps, la réalité est toujours là avec ce qu’elle charrie de problèmes qui se présentent à nous et qui inévitablement causeront, au fil du temps, de plus en plus de dommages.

L’Histoire de l’Humanité fourmille d’exemples aux conséquences désastreuses et qui n’ont malheureusement pas servi de leçon pour faire en sorte que jamais plus nous ne commettions les mêmes erreurs en refusant d’affronter la réalité.

Agir avec lucidité est donc un impératif parce que chaque fois que nous avons pris les problèmes à bras le corps au bon moment, nous avons trouvé des solutions voire nous les avons réglés.

Et cela crée une dynamique vertueuse, à la fois, pour apporter du bon et du beau dans la réalité mais également pour ne jamais fermer les yeux quand l’urgence commande.

Alexandre Vatimbella 

 

 




jeudi 17 juillet 2025

Les responsables et les irresponsables

Quelle que soit la justesse et la faisabilité des plans rédigés François Bayrou et soutenus par l’axe central, leur présentation a encore montré le clivage entre responsables et irresponsables, entre pragmatiques et populistes, entre la médiété et l’extrémisme.

Et, encore une fois, c’est le Centre et l’axe central qui ont montré de la responsabilité, un pragmatisme et la recherche d’un juste équilibre pour sortir le pays de l’ornière de la dette et relancer la machine économique du pays.

Pendant ce temps, Gauche, Droite et leurs extrêmes ont réagi comme d’habitude avec leur clientélisme qui plombe le pays depuis des années.

Dessus, s’est rajouté ce populisme dont si friands les extrémistes qui n’ont aucune solution pour traiter les problèmes et qui s’en sortent toujours par des slogans aussi primaires qu’imbéciles du genre «faire payer les riches», «nationaliser toutes les entreprises», «fermer les frontières» ou «supprimer les fonctionnaires».

On aimerait que, comme dans toutes les démocraties, les électeurs ne soient pas sensibles à ces sirènes qui nous mèneraient droit dans le mur comme de funestes exemples l’ont montré si elles étaient mises en œuvre.

On aimerait qu’ils prennent le temps de réfléchir à ce qu’est une politique responsable et qu’ils refusent une fuite en avant prônée par quelques politiciens dont le seul but n’est pas la résolution des problèmes mais d’occuper le pouvoir en vue de satisfaire leurs clans et leurs affidés.

On aimerait qu’ils vivent dans le monde réel.

Personne ne dit qu’une politique responsable dans les moments de crise fait rêver mais, en tout cas, elle prépare la société à se battre afin de permettre l’espérance et non de créer des fantasmes qui n’ont d’autre destinée que d’enfoncer le pays dans une crise d’une toute autre ampleur.

Que ce soit, comme ici, en matière de politique intérieure, ou de politique extérieure avec tous les dangers létaux que la démocratie doit affronter, les responsables savent qu’ils vont être l’objet de critiques et d’attaques virulentes mais ils sont conscients, aussi, de la justesse de leur combat.

Alexandre Vatimbella


lundi 14 juillet 2025

Pendant que le pantin Poutine exécute sa danse macabre, le marionnettiste Xi règle la chorégraphie

Oui, la menace, là, tout de suite, aujourd’hui, c’est Poutine et il faut la combattre avec la force et la détermination nécessaires.

Mais ne pas voir plus loin que le bout de son nez, c’est déchanter demain.

Parce que le despote russe, in fine, n’est qu’un pantin, certes criminel et dangereux, qui devrait rendre des comptes devant un tribunal international, mais avant tout un pantin dans les mains du marionnettiste en chef, le non moins criminel Xi.

Oui, c’est le despote chinois qui règle la chorégraphie pour une raison simple: sans la Chine, la Russie n’aurait jamais pu soutenir l’effort de guerre mis en route depuis plus de trois ans.

Le pays et son régime se seraient effondrés parce que son économie, sa démographie et son armée n’étaient pas capables de mener un conflit de cette ampleur pendant une durée aussi longue.

Voilà qui était inacceptable pour Xi et son alliance avec Poutine pour imposer un nouvel ordre mondial totalitaire.

Ce qui a pu induire les gens en erreur au début du conflit, c’est que la Chine pensait que la Russie allait écraser l’Ukraine en moins d’une semaine, comme le disait alors Poutine.

Alors, les propos des dirigeants de Pékin étaient imprégnés de bons sentiments et d’une soi-disant volonté de jouer les bons offices pour trouver une solution négociée au nom d’un devoir humanitaire.

Une tentative de se donner le beau rôle et d’être en accord avec sa doctrine martelée pendant des années sur la souveraineté nationale qui ne devrait souffrir aucune entorse, tout en attendant le fait accompli, l’invasion et la défaite de l’Ukraine…

Mais, tout en jouant à vouloir être un entremetteur entre Poutine et Zelensky, Xi avait évidemment approuvé l’agression du maître du Kremlin avant son déclenchement tout en espérant que celle-ci se terminerait en quelques jours pour ne pas avoir à apparaître comme son parrain et pour éviter que l’on découvre qu’il fournissait son ami en armes, soldats (les fameux «mercenaires»!) et autres composants électroniques pour la mener.

Ce qui est ahurissant, rétrospectivement, c’est le nombre de personnes qui ont cru que la Chine était neutre dans ce conflit.

On passe les pseudo-experts médiatiques qui se sont encore une fois ridiculisés mais cela a aussi été le cas de beaucoup de spécialistes de la Chine.

Quant aux gouvernements occidentaux, on ne sait si la mansuétude vis-à-vis de la Chine était un stratagème pour éviter que Xi ne s’engage trop dans la guerre de Poutine et qu’il puisse éventuellement faire pression sur lui ou si certains d’entre eux ont vraiment pensé que le dictateur chinois était sincère dans ses propos.

On excusera Zelensky qui, évidemment, voulait prendre au mot Xi pour l’obliger à agir dans le sens de la paix.

On a vu ce que cela donnait…

Alors, aujourd’hui, que le marionnettiste est complètement démasqué, où sont les condamnations et les sanctions?

Où sont les déclarations qui devraient, à chaque réaction aux crimes de Poutine – comme les attaques quotidiennes contre la population civile ukrainienne, ce qu’il avait fait en Syrie quelques années plus tôt et en Tchétchénie encore quelques années auparavant –, mettre dans le même sac nauséabond, Xi, déjà accusé de génocide envers les Ouïghours?

Car, in fine, qui est le plus dangereux: le pantin ou son marionnettiste?

Alexandre Vatimbella 



samedi 5 juillet 2025

Européens, n’attendons pas le «retour» des Etats-Unis

L’attitude la plus irresponsable des Européens seraient de se dire que Trump n’est qu’un mauvais moment à passer, qu’il faut faire le gros dos, que les Etats-Unis seront bien retour un jour et qu’alors tout reviendra dans l’ordre et comme avant.

Si tel est le comportement qu’ils souhaitent adopter, non seulement, ils n’ont rien compris mais ils oblitèrent leur avenir de manière irréversible.

Car ce que fait Trump, avec sa guerre commerciale, son désintérêt pour sauver l’Ukraine, sa volonté de semer la division entre Européens, de se rapprocher des régimes autocratique et totalitaires au préjudice du monde libre, etc. un autre président américain (ou lui-même s’il parvient à demeurer au pouvoir au-delà de son mandat) pourra le faire de la même manière ou en pire.

L’épée de Damoclès sera toujours au-dessus de nos têtes avec plus de probabilités de tomber avec plus de puissance que ce qui se passe en ce moment.

C’est ici que, nous, les Européens, devons saisir notre chance.

Oui, «chance» est le bon mot parce que si la situation est compliquée, si elle recèle de grands dangers, elle n’est pas encore désespérée ou définitivement perdue.

Dès lors, ne pas en profiter afin d’agir pour couper le cordon ombilical avec les Etats-Unis serait le pire des renoncements.

On ne parle pas ici de rompre les liens entre Européens et Etatsuniens, ni même de refroidir les relations avec Washington mais de faire enfin les efforts nécessaires et maintes fois rappelés par tous les lucides, afin de bâtir cette Europe puissance qui sera la seule capable d’assurer à la population du Vieux continent, le maximum de sécurité et de prospérité possibles.

C’est maintenant ou jamais que le processus qui y amènera, doit être démultiplié au sein de l’Union européenne voire au-delà et qu’il réunisse tous les pays qui ont la volonté d’y parvenir, tout en laissant sur le bord du chemin ceux qui ne sont pas intéressés, sachant qu’une porte leur sera toujours ouverte mais pas à n’importe quel prix.

Peut-être que demain, les Etats-Unis redeviendront un allié sûr et fidèle de l’Europe et il faut l’espérer pour le bien du monde libre et du monde tout court.

Mais si cela survient, il faut que ce soit de partenaire à partenaire et non de bienfaiteur à obligé, de suzerain à vassal.

Oui, Européens, n’attendons pas les Etats-Unis comme certains ont attendu Godot.

Alexandre Vatimbella